Poseidon-Athena-et-culte-du-dragon

Poséidon, Athèna et culte du dragon

Basset rejette le roman mythologique bâti de toute pièce sur les Amazones, les Atlantes et leurs rois, Ammon… comme une pure fantaisie. Ampelius (Liber Memorialis, IX) parle d’un cinquième Apollon né en Libye que Basset refusa d’identifier avec Gourzil.

La déesse Athèna Tritogenis née, selon Hérodote (Histoire IV, 180), de Poséidon et de la nymphe du Lac Tritonis et décrit même les rites paternels que les vierges d’Auses exécutaient en l’honneur d’une déesse amazighe que les Grecs appelaient Athèna. L’identification montrait que les peuples de la Méditerranée, dans le but de vivre en harmonie avec les dieux, cherchaient à identifier leurs propres divinités avec celles des pays qu’ils visitent ou colonisent. Néanmoins, cela montre aussi que les Amazighes avaient des déesses auxquels des rites ont été consacrés dans l’Antiquité.

Les inscriptions CIL VIII, 15247 et CIL VIII, 15378 de Tunisie mentionnent une dédicace à un dragon « Draconi augusto ». Basset considère le culte du dragon comme un culte importé en Afrique du Nord. Il a aussi rapproché ce dragon tunisien au culte d’un serpent de bronze à tête dorée que les Amazighes adoraient à Tipaza et que sainte Salsa, au Ve siècle, avait jeté à la mer, ce qui était à l’origine de sa persécution et sa fin tragique. Elle fut canonisée pour son geste destructeur du serpent à tête dorée.

Extrait de la spiritualité chez les amazighes Tome I de LallaYetto Kushel

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