Musique amazighe du Maroc

La musique amazighe est une musique traditionnelle d'Afrique du nord présentant de grande variété de styles suivant les régions et répandue particulièrement par la musique marocaine, la musique populaire kabyle d'Algérie et la musique Touareg du Niger, du Mali et du Burkina Faso. Les instruments utilisés sont le bendir (grand tambourin rustique) et le gambri ou encore la flûte, qui accompagnent les chants et les danses en rythmant une poésie amazighe riche et colorée.

La musique amazighe, considérée comme une forme d'expression de l'âme amazighe, se transmet de génération en génération depuis la nuit des temps, mais elle connait un véritable essor dans les années 1930.

Les danses se pratiquent durant les festivités, le soir tombant, autour d'un grand feu de bois. Les membres des groupes musicaux — hommes et femmes — sont toujours vêtus de leurs habits traditionnels. Le rythme est la dimension fondamentale de cette musique, et la danse accompagne toujours les chants berbères.

Aux trois grandes zones linguistiques correspondent trois styles de danses et de chants.

  • Dans le bassin du Souss : l’ahouach est une danse d'hommes et de femmes des pays chleuhs. Il s'agit d'une cérémonie nocturne dans laquelle les femmes forment une ronde autour d'un feu de branches légères. Au centre, une douzaine d'hommes forment un cercle plus restreint, tous munis de bendirs. Le thème musical progresse par soubresauts, puis interviennent les bendirs sur accompagnant la ronde ondulante des femmes. La danse arrive alors à son paroxysme lorsque cette ronde se divise en deux groupes qui se font face et se donnent la réplique.
  • Dans le Moyen-Atlas : l’ahidous est une danse du Moyen-Atlas dans laquelle, cette fois, hommes et femmes sont coude à coude. Elle est attaquée sur un rythme ondulant, à la fois souple et rigoureux. Après cette introduction, un couple de danseurs se détache, puis virevolte avec grâce.
  • Dans le sud du Maroc : la guedra est une danse originaire du Sahara. Son cadre musical est composé d'un petit groupe d'hommes dont l'un deux exécute un rythme régulier en frappant sur une poterie. La danse est effectuée par une femme qui se tient au milieu du groupe de chanteurs. À genoux, enveloppée dans une étoffe bleue, elle exécute avec sa tête et ses mains la rythmique endiablée de la guedra. Mêlant instruments modernes et traditionnels, plusieurs formations musicales interprètent des chants, inspirés de la tradition ancestrale, mais s'adressant à la sensibilité de la génération issue de la première vague des émigrants ruraux.

Adapté de l'article paru dans Wikipedia