Lexicographie amazighe bilingue

La lexicographie amazighe bilingue Etats des lieux

Introduction

On peut caractériser la lexicographie amazighe bilingue par quatre traits fondamentaux:

  • 1. Il n'existe, en réalité, que des lexiques bilingues et, par conséquent, pas de lexiques monolingues amazighe-amazighe.
  • 2. Ce bilinguisme est de manière massive amazighe-autre langue et rarement le contraire.
  • 3. Deux langues se taillent la part du lion: l'arabe et le français. Néanmoins, il existe des glossaires amazighe-anglais, amazighe-allemand et amazighe-italien, etc..
  • 4. Il n'y a pas de dictionnaire proprement dit, mais des glossaires et des lexiques plus ou moins étendus.

L’objectif assigné à cette étude est de dresser un état des lieux, sur le plan quantitatif et qualitatif, de la lexicographie bilingue arabe-berbère. Quant à la lexicographie français-berbère, on se reportera à ma synthèse qui mérite d’être complétée (A. Bounfour, « La lexicographie berbère » dans Dictionnaires. Encyclopédie internationale de lexicographie, éds. F.J. Haussman, O. Reichmann, H.E. Wiegand et L. Zagusta, Walter de Gruyter, Berlin/New York, 1991, pp. 2455-2457).

Etudes Lexicographiques

Les récentes recherches publiées mettent à la disposition des chercheurs des documents d'une importance capitale. En effet, on peut donner aujourd'hui au lexique de base amazighe, le tachelhit en particulier, une profondeur historique d'environ quatre siècles. Les remarques qui suivent ont pour base les travaux de Nico van den Boogert1. Dans le dernier de ces deux ouvrages on trouve cinq lexiques arabo-amazighes et quelques remarques sur un cinquième dont l’édition est annoncée. Les cinq lexiques publiés sont arabo-amazighes. Ils peuvent être classés en deux catégories, deux lexiques proprement dits et trois listes consacrées uniquement aux plantes. Néanmoins, l’éditeur fait allusion à un autre lexique plus ancien. Nous allons parcourir cette lexicographie pour en cerner les caractéristiques.

Un modèle du 12ème siècle

Le Kitâb al-Asmâ' d'Ibn Tumart est un des plus anciens lexiques arabe-amazighe que l’on connaisse. Il est composé de 2 500 entrées arabes. Ses caractéristiques essentielles sont les suivantes :

  • L’auteur cite un mot arabe et le fait suivre immédiatement d’un ou plusieurs équivalents amazighes: « al-citâ' tagerst , al-rabî taldrar , al-ñayf walqit tanebdut , al-xarîf tamenjuct ».On remarquera l’absence de toute définition et aucune indication sur le sens du mot ne sera donnée.
  • Les mots sont classés par « chapitre » (bâb), et/ou section (fañl) comme « le ciel et les étoiles » (fañl fî s-samâ’ wa n-nujûm) etc.
  • L’ordre des entrées à l’intérieur n’est ni alphabétique ni par racine. On ne sait pas encore quelle est sa logique.

Il ressort de ces remarques qu’il ne s’agit pas à proprement parler d’un dictionnaire mais d’un simple lexique assez important, certes, mais inutilisable si on ne connaît pas déjà le lexique de l’une des langues.

Il reste à poser le problème de l’auteur : comme il est né à Qalat Banî Hammâd et comme il a étudié à Bougie et à Alger avant de devenir cadi à Fès où il mourut, on peut poser la question de savoir quel est le dialecte décrit par ce lexique. Nico van den Boogert note qu'il s'agit du tachelhit en donnant les arguments suivants:

  • la plupart de ce vocabulaire est encore en usage dans la tachelhit contemporaine,
  • l'utilisation de certains affixes tous présents dans la tachelhit (2ème personne du singulier, le suffixe pronominal de la 2ème personne du féminin pluriel, le déictique degh et le démonstratif lli),
  • certains mots introuvables dans la tachelhit contemporaine existent dans la tachelhit passée telle qu'elle est en usage dans des manuscrits connus comme (wala = très, ayseladd = sauf).

Soit! Mais comment un non - tachelhitophone peut-il écrire un lexique arabe-tachelhit sans jamais séjourner là où cette langue est parlée? Question sans réponse pour le moment.

Lexiques du 17ème et du 18ème siècle

On commencera par décrire les deux lexiques en commençant par les domaines couverts par leur vocabulaire. Voici un tableau récapitulatif :

 Hilali Anonyme
Le corps humain1-88357-428
L'homme89-1101-16, 106-112,441-444
Maladies et infirmités111-157434-440
Blessures158-168 
La terre169-261113-158, 339-356
Ustensiles, outils262-434544-555
Arbres435-500159-197
Plantes501-580198-208, 294-332
Aliments et boissons581-645 
Bêtes de somme646-667 
Bestiaux668-68870-88
Animaux sauvage et vermine689-74617-69
Oiseaux747-802253-271
Vêtements, armes,instruments803-853225-252, 272-288
Le ciel, les étoiles et le temps854-891209-224
Noms verbaux et assortis892-932 
Verbes assortis933-936449-515
Métaux 89-95
Cris d'animaux 96-105
Couleurs 289-293
Agriculture 333-338
Professions 429-433
Générosité et avarice 445-448
Sécrétions sexuelles 516-519
Divers 520-543, 556-571
   
Total936571

Quelques remarques sont nécessaire : les thèmes sont ceux des auteurs et les chiffres renvoient aux numéros des termes dans l’ouvrage. Que peut-on déduire de ce tableau comparatif des deux lexiques?

  • Le lexique anonyme représente 61% de celui de Hilali. Toutefois, les deux sont très modestes.
  • Les deux classifications en domaines ne se recoupent pas toujours.
  • L'existence de la variation phonétique (ticentit dans la liste A et tacentit dans la liste B ou tinzar chez Hilali et tinxar chez l’anonyme), lexicale et morphologique est difficile d'expliquer par une différence de parlers car on ignore l'origine géographique du second lexique. De plus on soupçonne ce dernier d'avoir utilisé le premier car, parfois, il le suit de très près.

Venons-en maintenant aux listes des plantes qui contiennent respectivement 101, 68 et 70 termes. Soit 239 mots au total. Elles se présentent exactement comme les lexiques précédents et font penser à la tradition des glossaires de la pharmacopée marocaine dont le modèle classique est Tuífat al-Aíbâb (Librairie Orientaliste Paul Guethner, Paris, 1934, éds. H.P. J. Renaud et G. Colin).

Les dictionnaires du 20ème siècle

Des glossaires et des lexiques nombreux ont été publiés par les berbérisants sous le protectorat et même bien avant (Bounfour).

Le dictionnaire de M. Chafiq est d’une plus grande envergure. L’auteur, homme de conviction et de culture, s’est fixé un objectif colossal vu l’état des connaissances disponibles sur le lexique amazighe. En effet, ce dictionnaire semble construit sur le modèle des dictionnaires actuels.

Quelles sont ses caractéristiques ? A partir de la description de la structure de ses articles, on peut déduire certains traits. Comment est structuré un article de ce dictionnaire ?

Il est calqué sur les dictionnaires arabes comme Lisân al-arab :

  • entrée arabe qui est souvent une racine trilitère suivie
    • de synonyme(s) arabe(s) puis
    • d’équivalent(s) amazighe(s),
    • autre(s) sens de l’entrée suivi de ses dérivés nominaux ;
  • chaque dérivation verbale arabe sera traitée comme l’entrée trilitère.

(NDLR : des exemples suivent dans l'original)

De ceci, on peut déduire les caractéristiques de dictionnaire de M. Chafiq comme suit :

  • Le classement des entrées est celui des racines trilitères des dictionnaires arabes. Ceci n’est pas pour nous étonner. Le modèle chamito-sémitique, dont le classement du lexique par racine trilitère, domine encore les études amazighes.
  • La structure de l’article obéit à l’ordre des dérivations arabes.
  • Les équivalents amazighes sont choisis en fonction des vocables arabes et de leur sens.
  • Il n’y a pas de définition proprement dite de l’entrée, qu’elle soit en arabe ou en amazighe. La synonymie se substitue à la définition. Or, on sait qu’énumérer des synonymes n’est pas définir.

L’amazighe choisi est un mélange de dialectes (tamazight, touareg et tachelhit) pimenté de néologismes. Or, ceci n’est pas signalé par des annotations appropriées. Le lecteur berbérophone et non initié à la dialectologie amazighe croira qu’il s’agit de la même langue, parlée partout. On y reviendra.

On en conclura que ce dictionnaire ne change pas vraiment le fondement de celui de Ibn Tunart. Tout au plus, il met à la disposition de l’utilisateur les significations arabes du mot qui servent de définition au lieu de se contenter des dénominations lexématiques seules. De plus, il donne des renseignements grammaticaux sur les termes berbères (genre, nombre, forme verbale, etc.), d’autant plus que l’ouvrage est précédé d’une grammaire de l’amazighe en arabe. En d’autres termes, ce dictionnaire est une traduction partielle du dictionnaire arabe et, par conséquent, ne répondant pas aux normes d’un véritable dictionnaire bilingue.

Les utilisateurs de ces lexiques

La lexicographie du 12-18ème siècle

Qui utilise ces matériaux ? Etant donné que les entrées sont arabes, on peut donc penser à des lettrés arabophones qui ne connaissent pas l’amazighe mais sont en contact avec des usages écrits et/ou oraux de cette langue.

Toutefois, van den Boogert cite les publics suivants :

  • des lettrés bilingues dont la langue première est l’amazighe ;
  • les adouls des montagnes pour les aider à bien rédiger leurs actes notariaux, d’où l’importance de certains domaines lexicaux (trousseau de mariage, les successions, etc.). Sur ce groupe d’utilisateurs, l’éditeur de ces lexiques apporte une preuve textuelle.
  • les médecins, d’où l’importance des termes du corps humain, des maladies, des plantes, etc.

En d’autres termes, ces lexiques nous renseignent sur plusieurs champs dont l’étude mérite d’être approfondie. D’abord la fonction. Elle est principalement d’ordre pratique : notariale et médicale.

Cette fonction met en relation deux types de protagonistes : les rédacteurs, des clercs dont on ignore souvent le nom et, surtout, la langue maternelle ; ils sont reconnus et vivent en ville ou dans de grands centres d’enseignement ; les usagers chleuhs officiant au milieu de populations chleuhs et analphabètes. Ces usagers ont, probablement, une connaissance approximative du lexique arabe et, par conséquent, ces lexiques deviennent des références pour eux.

La relation entre les rédacteurs et les utilisateurs montre l’influence linguistique (et autre) de la ville sur la campagne berbérophone (chleuh). Son étude historique apporterait des renseignements très intéressants non seulement sur l’arabisation des Berbères, mais aussi sur les agents de cette arabisation et sur ses mécanismes pratiques, idéologiques, religieux et politiques. L’histoire et la sociologie des centres d’enseignement seraient d’une grande utilité.

Quoiqu’il en soit la langue de ces lexiques est le chleuh, c’est-à-dire un dialecte bien défini et qui ne pose aucun problème d’intercompréhension même aujord’hui. C’est par ce biais qu’on va aborder le dictionnaire de Chafiq.

Le dictionnaire de M. Chafiq

Quel est la nature de l’amazighe de ce lexique ? Contrairement aux lexicographes anciens, nous avons quelques renseignements sur M. Chafiq. Il est berbérophone ; sa langue maternelle est la tamazight du Moyen Atlas ; il se documente sur les autres langues amazighes. Sa bibliographie en témoigne. Néanmoins, de quel amazighe s’agit-il ?

L’amazighe choisi est un mélange de dialectes (tamazight, touareg et tachelhit) pimenté de néologismes. Or, ceci n’est pas signalé par des annotations appropriées qui permettent d’identifier la nature de chaque item. Le lecteur berbérophone et le non initié à la dialectologie amazighe croira qu’il s’agit de la même langue, parlée partout. D’ailleurs l’auteur dit expressément dans l’introduction ceci : '' Ce dictionnaire est une opération de restitution de la langue amazighe « classique » — c’est-à-dire ce qu’on appelle la koïné amazighe — à partir des dialectes « berbères ». Cette opération présuppose l’existence d’une racine elle-même présupposée par ses dérivés , substitue l’autochtone à l’emprunt en recourant au fonds oublié de la langue.''

Il ajoute plus loin que ce dictionnaire « se focalise sur le noyau de la langue plus que sur les spécificités des dialectes ».

Or, cette représentation de la langue est différente de celle des lexiques décrits plus haut. En effet, ces derniers réfèrent à l’usage dialectal le plus quotidien d’autant plus que les utilisateurs, les notaires, doivent traduire dans leurs écrits, des actes juridiques, la réalité des populations concernées. La base donc n’est pas une langue « restituée », mais une variété bien vivante, compréhensible de la communauté qui la parle. En revanche, M. Chafiq vise une « langue » qu’il reconstruit à partir des variétés dialectales et, par conséquent, non usuelle dans sa totalité pour une quelconque communauté amazighe.

Cette reconstruction est, peut-être, utile pour le lexicographe mais problématique pour l’usager du dictionnaire qui aurait, par exemple, à traduire, à écrire ou à communiquer avec un tachelhitophone ou un tamazightophone, etc. En d’autres termes, cet amazighe « classique » ou, plus exactement, ce choix pan. berbère n’est pas une koïné au sens technique du terme. La koïné existe au niveau des dialectes ; c’est ainsi qu’il y a une koïné tachelhit (P. Galand-Pernet), incontestablement aussi une koïné tamazight dont les agents sont les Imdyazen et une koïné rifaine.

Un amazighe pan-berbère, a-t-il eu une existence historique ? M. Chafiq semble répondre de manière affirmative en l’identifiant à ce que K.G. Prasse appelle le protoberbère dont A. Basset aurait dit qu’il n’a pas changé depuis le XIIè siècle. Il ajoute qu’à partir d’un certain temps, chaque dialecte « se spécialise dans le lexique le plus intime au mode de vie régional des tribus qui parlent ces dialectes. C’est pourquoi le dialecte du Souss est riche en termes marins, le dialecte de l’Atlas en termes d’élevage et de plantes, le kabyle en termes d’arbres fruitiers, le touareg en termes spécifiques au mode de vie du Sahara, etc. ».

Cette vision postule donc un amazighe qui aurait été parlé partout, qui aurait continué à être parlé toujours partout avec quelques spécialisations régionales. Or, rien n’est moins sûr. Aucune étude historique n’a encore été entreprise pour affirmer ou infirmer l’existence d’un amazighe unique parlé dans tout le territoire de Tamazgha. En revanche, il est à notre portée, aujourd’hui, d’affirmer deux certitudes :

  • tous les dialectes amazighes sont apparentés et ont une structure, je dis bien une structure, morphosyntaxique commune, des phonèmes et un fonds lexical commun ;
  • il y a une autonomie plus ou moins grande de chaque dialecte que révèle le test de l’intercompréhension.

Dire cela n’autorise personne à en inférer une interprétation idéologique négative ou franchement anti-amazighe. Mais ceci est un autre débat. Et M. Chafiq le connaît bien.

Je terminerai en rappelant ce que D. Cajasus (Gens de parole. Langage, poésie et politique en pays touareg, La Découverte, Paris, 2000, p. 23) dit des Touaregs :

Ils s’accordent à dire qu’ils parlent la même langue, mais ne le disent pas tous avec les mêmes mots. […] les Touaregs sont très sensibles aux différences qui existent entre leurs divers dialectes.

Il ajoute que cette sensibilité peut aller jusqu’à considérer les autres dialectes des dégradés par rapport au sien. Ce qui rappelle, de manière on ne peut plus claire, toute intervention sur la langue des gens à plus d’humilité.

Bibliographie

Dictionnaires

  • Brosselard Ch. Ahmed b. El Hadj Ali, Dictionnaire français-berbère, Paris, Imprimerie Royale, 1844 (656 p.).
  • Creusat J.B., Essai de dictionnaire français-kabyle, Alger, Librairie Adolphe Jourdan, 1873 (374 p.)
  • Dallet J.-M., Dictionnaire kabyle-français, Paris, Selaf, 1982 (XI + 1056 p. ; 7ème vol. français-kabyle).
  • Delheure J., Dictionnaire mozabite-français, Paris, Selaf, 1984 (XVI + 322 p.)
  • Delheure J., Dictionnaire ouargli-français, Paris, Selaf, 1987.
  • Foucauld Ch. de, Dictionnaire touareg-français, dialecte de l’Ahaggar, Imprimerie de France, 1951, 4 vol. (2028 p.).
  • Foucauld Ch. de, Dictionnaire abrégé touareg-français des noms propres (Dialecte de l’Ahaggar), Paris, 1940.
  • Huyghe, Georges, Dictionnaire Français-chaouia, Alger, Librairie Adolphe *Jourdan, 1906 (VIII + 750 p.).
  • Huyghe G., Dictionnaire kabyle-français, Paris, Imprimerie nationale, 2ème éd., Alger Librairie Adolphe, Jourdan, 1901 (354 p.).
  • Huyghe G., Dictionnaire français-kabyle, Malines, 1902-1903 (893 p.)
  • Olivier P., Dictionnaire français-kabyle, Le Puy, 1878 (316 p.).
  • Taïfi M., Dictionnaire tamazight-français (Parlers du Maroc central), Paris, L’Harmattan-Awal, 1991 (XXII + 880).
  • Venture de Paradis J.-M. de, Grammaire et dictionnaire abrégés de la langue berbère revus par Amédée Jaubert et publiés par la Société de géographie, Paris, 1844.

Lexiques et glossaires

  • Amard P., Textes berbères des Aït Ouaouzguite. Ouarzazate, Maroc, éd. et annot. H. Stroomer, Aix-en-Provence, Edisud, 1997 (vocabulaire pp. 195-216).
  • Basset R., Lexique dans Manuel de langue kabyle (dialecte zouaoua), Paris, 1887 (30 p.).
  • Biarnay S., Notes d’ethnographie et de linguistique nord-africaine, (publiés par L. Brunot et E. Laoust), Paris, Ernest Leroux, 1924 (glossaire par racines berbère et arabe-français pp. 205-265)
  • Boulifa S., Textes berbères en dialecte de l’Atlas marocain, Paris, Ernest *Leroux, 1908 (glossaire berbère-français pp. 333-380).
  • Boulifa S., Méthode de langue kabyle. Cours de deuxième année, Alger, 1913 (glossaire pp. 367-540).
  • Cortade J.-M., Lexique français-touareg, 2ème édition, revue et augmentée, Paris, Inalco, 1985 (560 p.).
  • Destaing E., Vocabulaire français-berbère, Paris, Editions Ernest Leroux, 1940 (300 p. ; un vol. de textes avec glossaire berbère-français de 66 p.)
  • Destaing E., Dictionnaire français-berbère des Béni-Sous, Paris, Editions *Ernest Leroux, 1914.
  • Dray M., Dictionnaire français-berbère. Dialecte des Ntifa, Paris, *L’Harmattan, 1998 (510 p.)
  • Jordan A., Dictionnaire berbère-français, Rabat, Editions Omnia, 1934.
  • Kossmann M. G., Grammaire du parler berbère de Figuig (Maroc oriental), Paris-Louvain, Editions Peeters, 1997 (vocabulaire berbère français pp. 391-537)
  • Lanfry J., Ghadames II : Glossaire, Alger, Le Fichier périodique, 1973.
  • Mercier H., Vocabulaire et textes berbères dans le dialecte des Aït Izdeg, *Rabat, Editions René Céré, s.d.
  • Picard A., Textes berbères dans le parler des Irjen (Kabylie-Algérie), 7 vol., Alger, 1958 (glossaire)
  • Prasse K.G., Alojaly Gh. et Mohamed Gh., Lexique touareg-français, deuxième édition revue et augmentée, Copenhague, Museum Tusculanum Press, 1998 (XX + 468 p.).
  • Provotelle Dr., Etude sur la tamazir’t ou Zenatia de Qalaât es-Sened (Tunisie), Paris, Ernest Leroux, 1911 (glossaire français-berbère pp. 97-142).
  • Renesio A., Etude sur les dialectes berbères des Béni Iznassen, du Rif et des Senhaja du Sraïr. Grammaire, textes et lexique, Paris, Ernest Leroux, 1932 (lexique berbère-français pp. 281-396, français-berbère pp. 397-459).

Abdellah Bounfour Centre de Recherche Berbère, Inalco (Paris)

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