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Les sanctuaires Antiques en Afrique du Nord

Les sources écrites antiques mentionnent des lieux de culte à travers l’Afrique du Nord, mais ces derniers demeurent pour la plupart inconnus à l’exception de celui d’El Kef (Sicca Veneria) qui devrait être un lieu de culte cosmopolite, très fréquenté pour lequel la prostitution sacrée était une source importante de revenus. Utique abritait un autre sanctuaire important dédié à Héraclès (Melqart) dont Pline évoque la prodigieuse conservation des anciennes poutres en bois de cèdre. Les auteurs antiques signalaient que les Amazighes considéraient la colonne d’Hercule comme à la fois un temple et comme un dieu (se référer à la mythologie). D’autres sanctuaires ont été cités par les auteurs antiques comme ceux de Junon (Astarté), d’Apollon, d’Eshmun (Asclépios) qui n’ont jamais été retrouvés.

Les données archéologiques en Afrique du Nord connaissent un problème majeur, celui de l’identification du sanctuaire, car les fouilles et les ruines n’offrent pas suffisamment d’indices positifs permettant l’identification avec précision. Comme les sanctuaires libyques et puniques ont été réutilisés à différentes époques, notamment aux époques hellénistique et romaine puis chrétienne, l’identification devient difficile comme le cas significatif de Lixus. Le sanctuaire semi-rupestre de Tiddis en Algérie offre une influence moindre des cultes officiels et exprime plus une religiosité populaire amazighe qui tranche avec celle des cités. Les « Tophet » découverts à Carthage et dans d’autres cités nord-africaines constituent aussi un type spécial de sanctuaire que les générations qui s’étaient succédé n’avaient pas osé profaner.

Extrait de la spiritualité chez les amazighes Tome I de LallaYetto Kushel

Cet article fait partie de la page principale consacré à la spiritualité chez les Amazighs