Ibn-Battouta


Ibn Battouta, le célèbre voyageur amazigh.

ou Ibn Battuta (Mohammed Ibn Battouta), né à Tanger en 1304 et mort entre 1368 ou 1377. Voyageur, historien et géographe amazigh. Il fut l'un des plus grands voyageurs de tous les temps, Ibn Battouta est l’auteur d’un récit de voyage (Rihla en arabe ) qui, par l’ampleur du champ parcouru et les qualités du récit, constitue une des œuvres de la littérature universelle qui relatait ses voyages en Orient. Au cours de ses pérégrinations il parcouru pas moins de 120 000 kilomètres en vingt-huit ans. Après son dernier voyage, le souvenir d’Ibn Battouta se perdit; on ne sait ce qu’il a fait jusqu’à sa mort, en 1368 ou même, car la date est peu sûr, en 1377. Dans le voyage, Ibn Battouta a coulé sa vie professionnelle et familiale, se mariant ici, exerçant ailleurs les fonctions de juge très écouté.

La chronologie des voyages de Ibn Battouta
1325 : Afrique du nord centrale et occidentale (Maghreb)
1326 : l'Egypte, la Palestine et la Syrie et Médine et la Mecque
1326-1327 : l'Irak et la Perse
1328-1330 : l'Arabie du sud, le Yémen et l'Afrique orientale
1330-1331 : l'Asie mineure et Constantinople
1332-1333 : la Russie méridionale et l'Asie centrale
1334-1341 : l'Inde musulmane
1342-1344 : les Maldives et Ceylan
1345-1346 : Sumatra et la Chine
1346-1349 : retour à Tanger
1349-1350 : Andalousie, Maroc
1351-1353 : l'Afrique occidentale

Ont peut découper, un peu artificiellement, une série de voyages.

Le premier, comme pour nombre de musulmans, a pour but La Mecque par l’Afrique du Nord, l’Égypte, le Haut-Nil et la Syrie; Ibn Battouta y arriva en 1326.

Deux mois après, quittant l’Arabie, Ibn Battouta se rendit en Irak, puis dans l’Iran méridional, central et septentrional, revint en Irak, à Bagdad, passa à Mossoul, repassa par Bagdad et se retrouva de nouveau en Arabie, où il mit à profit un séjour de trois ans (1327-1330) pour accomplir, chacune de ces trois années, le pèlerinage à La Mecque.

Il partit ensuite pour la mer Rouge, le Yémen, la côte africaine, Mogadiscio en Somalie et les comptoirs d’Afrique orientale, revint par Oman et le golfe Persique et accomplit un nouveau pèlerinage à La Mecque en 1332.

Quatrième voyage: cette fois, ce furent l’Égypte, la Syrie, l’Asie Mineure, les territoires mongols de la Horde d’or en Russie du Sud, la visite de Constantinople, le retour à la Horde d’or, la Transoxiane et l’Afghanistan, d’où Ibn Battouta gagne la vallée de l’Indus en 1333 et séjourna à Delhi jusqu’en 1342.

De là, Ibn Battouta gagna les îles Maldives, où il demeura un an et demi: ce sera son cinquième voyage. Un saut jusqu’à Ceylan, l'antique Taprobane des Romains, et le retour aux Maldives, puis le Bengale, l’Assam toujours en Inde et après Sumatra, la Chine: à Zhuanshufu.

Son septième voyage: retour, par Sumatra et Malabar (1347), jusqu’au Golfe Persique, puis Bagdad, la Syrie, l’Égypte et nouveau pèlerinage en Arabie. De retour en Égypte, à Alexandrie, Ibn Battouta s’embarqua pour Tunis (1349), d’où il gagna la Sardaigne sur un bateau catalan; il rentra par l’Algérie, Fès, le royaume de Grenade et, de nouveau, le Maroc, le pays natal. Un neuvième et dernier voyage: en 1352, le Sahara, les pays du Niger.

Cette fois, c’était bien la fin. Installé au Maroc, Ibn Battouta dicta à un lettré, Ibn Djuzayy, sur l’ordre du souverain Mérinide, Abu Inan Faris, sa Rihla : ce sera chose faite en 1356, sous le titre de Cadeau précieux pour ceux qui considèrent les choses étranges des grandes villes et les merveilles des voyages.

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