Guerres amazigho-byzantines


Les guerres maures


En 533, le vieux roi vandale, Hildéric, jugé par les siens complaisant à l'égard de l'Empire, fut renversé et remplacé par Gélimer, dont les soldats pensaient qu'il combattrait plus efficacement l'autre ennemi de leur peuple, les Maures : l'événement servit à Justinien de prétexte pour déclencher les hostilités. Le récit de la guerre vandale nous est rapporté par un proche de Bélisaire, Procope: le général débarqua à l'été 533 et, en deux rencontres, contre toute attente, il brisa la résistance vandale pour entrer victorieux à Carthage. L'Afrique redevenait romaine pour près de deux siècles. Justinien restaura l'administration romaine, reconstituant la préfecture du prétoire d'Afrique, avec à sa tête un préfet grassement payé cent livres d'or, qui dirigeait un bureau à l'effectif de 396 fonctionnaires et qui avait autorité sur la Proconsulaire, la Byzacène, la Tripolitaine, la [[Numidie]], les deux Maurétanie – Sitifensis et Caesariensis – et la Sardaigne, en tout sept provinces. Un atelier monétaire fonctionnait également à Carthage. Les impôts romains furent rétablis, ce qui provoqua une tension dans les premières années de l'occupation byzantine, la population rechignant à payer un tribut qu'elle jugeait fort lourd.

Lorsque les Byzantins débarquèrent en Afrique en 533 pour chassé les Vandales, les amazighs, que les byzantins appelaient Maures avaient maintenu une attitude neutre, mais après les victoires rapides des romains, la plupart des tribus se rangèrent du côté de l''Empire. Les plus importantes tribus étaient les Leuathae en Tripolitaine, et les Frexi, de Byzacène. Les Frexi et leurs alliés avaient à leur tête Antalas, tandis que d'autres tribus de la région suivaient Coutzinas. Les Aurasii (les tribus de l'Aurès) en [[Numidie]] étaient gouvernés par Iabdas, et les Maures de Maurétanie étaient dirigés par Mastigas et Masuna.

Le premier soulèvement maure


Après le Bélisaire départ pour Constantinople, lui succéda en tant que magiste militum Africae, son aide de camp, l'eunuque Salomon de Dara. Les tribus Maures vivant en Byzacène et en [[Numidie]] se soulevèrent presque immédiatement, et Salomon marcha contre eux avec ses forces, qui comprenait des tribus alliées maures. La situation était si critique que Salomon avait également été chargé de l'autorité civile, en remplacement du premier préfet, Archélaos, à l'automne de 534. Salomon réussi à vaincre les Maures de Byzacène à Mamma, et encore, de façon décisive, à la bataille du Mont. Bourgaon au début de l'année 535. Durant l'été, il fait campagne contre Iabdas et le Aurasii, qui ravage la [[Numidie]], mais sans parvenir à aucun résultat. Salomon alors érigar des forteresses le long des frontières et le long des routes principales, dans l'espoir de contenir les attaques des Maures.

mutinerie militaire


Au cours de la Pâques de 536 toutefois, une révolte militaire de grande envergure éclata, provoquée par l'insatisfaction des soldats avec Salomon. Salomon, avec Procope, qui travaillait comme son secrétaire, il réussi à échapper en Sicile, qui venait d'être conquise par Bélisaire. Les lieutenants de Salomon, Martinus et Théodore furent laissés sur place, le premier essaya d'atteindre les troupes fidèles de [[Numidie]]]], et le second de tenir Carthage. Après avoir entendu parler de la mutinerie, Bélisaire, avec Salomon embarqua pour l'Afrique. Carthage était assiégé par 9000 rebelles, dont de nombreux Vandales, sous le commandement d'un certain Stotzas. Theodore envisaga la capitulation, quand Bélisaire apparues. La nouvelle de l'arrivée du célèbre général fut suffisante pour décidé les rebelles à abandonner le siège et se retirer vers l'ouest. Bélisaire, bien qu'en mesure de rassembler que 2000 hommes, se lança immédiatement à la poursuite des fuyard qu'il défit à Membresa. Le gros des rebelles avait pu s'enfuir, et continua de marcher vers la [[Numidie]]]], où les troupes locales avaient décidé de se joindre à eux. Bélisaire lui-même fut contraint de retourner en Italie, et l'empereur Justien nomma son neveu Germanus Justinus comme magiste militum pour faire face à la crise.

Germanus réussi à rallier un grand nombre de rebelles à ses côtés, en apparaissant conciliant et en patyant les arriérés de leur solde. Finalement, au printemps de 537, les deux armées se rencontrèrent à Scalae Veteres, se fut une victoire durement gagnée pour Germanus. Stotzas fuya vers les tribu de la Maurétanie, et Germanus passa les deux prochaines années à rétablir la discipline dans l'armée. Enfin, Justinien jugeant que la situation avait été assez stabilisée, en 539, il remplaça Germanus, par Salomon. Salomon continua le travail de Germanus en chassant les éléments dont la loyauté était suspecte et par le renforcement du réseau de fortifications. Cette organisation minutieuse lui permis de frapper avec succès les Aurasii, les expulsant de leurs bastions montagneux, et établir fermement la domination byzantine de [[Numidie]]]] et de Maurétanie Sitifensis.

Le second soulèvement maure


L'Afrique byzantine jouie de la paix et la prospérité durant les années qui suivirent la mutinerie, jusqu'à l'arrivée de la grande peste env. 542, au cours de laquelle le peuple de la province a beaucoup souffert. Dans le même temps, le comportement arrogant de certains gouverneurs romains aliéna les dirigeants Maures, comme Antalas en Byzacène, et provoqua leur soulèvement et des raides de ses derniers sur le territoire de l'afrique byzantine. C'est ainsi que lors d'une bataille avec les Maures à Cillium en Byzacène en 544, les Romains sont vaincu et Salomon lui-même tué. Salomon fut remplacé par son neveu, Serge, qui, comme duc de Tripolitaine avaient été en grande partie responsable du soulèvement maure. Serge était à la fois impopulaire et avait des capacités limitées, tandis que les Maures, rejoints par le renégat Stotzas, se réunissait sous la direction de Antalas. Les maures, aidée par Stotzas, purent pénétré par ruse dans la cité côtière de Hadrumetum et la saccagée. Un prêtre nommé Paulus fut en mesure de reprendre la ville avec une petite force, sans l'aide de Serge, qui avait refusé de marcher à la rencontre des Maures. Malgré cet échec, les rebelles parcouraient les provinces à volonté, tandis que la population rurale fuyait vers les villes fortifiées et la Sicile.

Justinien ensuite envoya Areobindus, un homme de rang sénatoriale rang et le mari de sa nièce Praejecta, sans distinction avec quelques hommes pour renforcé le contingent d'Afrique, et non pour remplacer Serge, mais pour partager avec lui le commandement. Serge fut chargé de la guerre en [[Numidie]], tandis que Areobindus était engagé à soumettre la Byzacène. Areobindus envoya une force sous le commandement du très capable général Jean contre Antalas et Stotzas. Parce que Serge n'était pas venu à leur secours à sa demande, les Romains furent défait à Thacia, mais pas avant que Jean ai mortellement blessé Stotzas en combat singulier. Les effets de cette catastrophe au moins forcérent Justinien à rappelé Serge et à rétablir l'unité de commandement entre les mains de Areobindus. Peu de temps après, en mars 546, Areobindus est renversé et assassiné par Gontharic, le dux Numidiae, qui était entré en négociations avec les Maures et avait l'intention de se proclamé roi d'une entité indépendante. Gontharic lui-même fut renversé par les troupes du fidèle chef arménien Artabanes au début du mois de mai. Artabanes fut élevé au poste de magiste militum Africae, mais fut rapidement rappelé à Constantinople.

L'homme que Justinien envoya pour le remplacer était le talentueux général Jean Troglita ( un général byzantin et ancien lieutenant de Bélisaire) dont des exploits étaient célébrés dans le poème écrit par Corippus. Troglita avait déjà servi en Afrique sous Bélisaire et Salomon, et avait eu une brillante carrière dans l'Est, où il avait été nommé dux Mesopotamiae. Malgré la faiblesse numérique des forces, il réussi à rallier plusieurs tribus maures, et au début de 547, il vaincue de manière décisive Antalas et ses alliés, et les rejetta de Byzacène. Quelques mois plus tard, cependant, la tribu des Leuathae, en Tripolitaine, se dressaient, et infliga une sévère défaite aux forces impériales dans la plaine de Gallica. Les Leuathae furent rejoints par Antalas, et les Maures purent une fois de plus lancé des raids jusqu'à Carthage. Mais au début de l'année qui suivit, Jean Togliata mobilisa ses forces, et en même temps fut rejoint par plusieurs autres tribus alliés maures, y compris les anciens rebelles Coutzinas. Les maures furent totalement défait à la bataille des champs de Caton, où périent dix-sept de leurs dirigeants ce qui mis un terme à la révolte qui avait ravagé l'Afrique pendant près de 15 ans.

Wikimazigh