Fatimides

Les Kottama fondèrent une dynastie amazighe chiite en établissant leur autorité en Afrique du Nord à partir du noyau d'Ikdjane auxquels appartiennent les trois pèlerins des Kottama qui selon la version khaldounienne auraient été contactés à la Mecque par des éléments Chiites du Yémen.


Mahdia, Tunisie, ancienne capitale Fatimide

Ikdjane, localité sans importance en petite Kabylie, wilaya de Sétif dans l'Est Algérien n'était pas sans importance pour échapper aux agents de sécurité aghlabides. Mais c'était aussi un haut lieu du christianisme [[Numidie]]|numide]] pour lequel Saint Augustin avait recommandé à ses prêtres évangélistes d’apprendre le néo-punique pour prêcher Jésus. C’est probablement la survivance des idées chrétiennes gnostiques annonçant la venue d’un messie qui furent instrumentalisées par les Kottama afin de créer un anti-khalifat abbasside. L’origine arabe du fondateur de cette dynastie, a été rejetée, d’après Ibn Khaldoun, en son temps par les auteurs de différents bords. Ismaël auquel les Ismaïliens font remonter leur Mahdi n’avait pas laisse d’enfants. Il faut alors croire dans la migration des âmes(métempsychose) comme les ismaïliens pour faire d’un Amazighe de Kottama un descendant de l’Imam Jaafar Al saddiq, le 5eme Imam chiite.


Plaque d'ivoire représentant des musiciens, Egypte

Ubayd Allah al Mahdi, premier souverain était le fils de Muhammed al Habib, fils de Jaafar al Musaddeq fils de Mohammed Al-Maktoum fils de Jaafar as-Sadiq. Or Muhammed Al habib et son père Jaafar al-Musaddeq n’ont pas existé réellement et personne ne les a connus sauf les chiites ismaélites grâces à leur gnose. De là, l’origine du Mahdi fatimide ne peut être qu’Amazighe. Un amazighe qui était en plus bien informé de la gnose au point de s'en servir pour contester le pouvoir abbasside et en ayant l’adhésion des Amazighes de la région la plus influencée par les christianismes officiel et hérétique. Le Mahdi de cette dynastie avait été fait prisonnier à Sidjilmassa au cours d’un de ses prêches. Cela prouve aussi qu’il maîtrisait l’amazighe et qu’il n’était pas d’origine arabe pour aller incognito prêcher à Sidjilmassa. C’est à Sidjilmassa quand il fut libéré de sa prison qu’il fit connaitre sa mission de Mahdi urbi et orbi.

Entre 909 et 1171 Les Kottama fondèrent un anti-califat en arrachant aux Abbassides de Bagdad, l’Egypte, la Palestine, la Syrie et le Yémen, si ce n’était pas la mort du Khalife fatimide, Baghdad serait tombée.


Pannéau en bois, période Fatimide, XIe siècle, Egypte

Les armées amazighes Kottama de basse Kabylie fondèrent, sous Ubayd Allah al-Mahdi, la dynastie Fatimide. Les Kottama mirent fin à la dynastie Rostemides et conquirent l'Ifriqiya. Lorsqu'ils transfèrent leur cour en Égypte, ils nommèrent la dynastie Ziride pour les remplacer et imposer l'union sur leurs territoires.

Mais aussi ils permirent aux Bani Hillal et Soleym qui étaient confinés dans le désert arabique (bande de terre entre le Nil et la mer rouge) de franchir le Nil et de s’abattre sur l'Afrique du Nord comme des sauterelles en empruntant le language d’Ibn Khaldoun. Ils fonderont, près de Al Fostat une nouvelle capitale qu'il nommèrent al-Qâhira (Le Caire), ce qui signifie « la Victorieuse ». Ils continuèrent à étendre leurs conquêtes jusqu'à la Syrie et parvinrent à s'établir à Malte et en Sicile, et à mettre temporairement un pied en Italie méridionale. Devenu cité impériale, avec les Deux-Palais et la mosquée al-Azhar. Le Caire fut entouré d'un rempart de calcaire, à la fin du XIe siècle, par les architectes byzantins. Un siècle après, miné par la peste et l'inflation, l'empire fâtimide s'effondra sous les coups du royaume franc de Jérusalem.


Mosquée El-Aqmar (mosquée grise) Le Caire

A la différence des autres autorités musulmanes, les Fâtimides acceptèrent dans leur administration, non sur des critères d'appartenance tribale, ethnique ou même religieuse, mais principalement sur le mérite et la compétence. Les membres des autres obédiences de l'Islam étaient admis aux plus hautes fonctions, et cette tolérance était même étendue aux Juifs et aux Chrétiens qui en étaient capables. Il subsista en Égypte, de ce fait, une importante minorité copte, de religion chrétienne qui a pu s’épanouir.

L'empire continua à prospérer jusqu'au calife al-Hâkim dont le règne commença par l'achèvement au Caire de la grande mosquée entre al-Bâb al-Futuh et al-Bâb an-Nasr (la mosquée d'al-Hâkim), commencée sous le règne de son prédécesseur, al-Azîz Billâh. Contrairement à la tradition, il se mêlait au peuple pour mieux en apprécier les sentiments. On lui doit la fondation de la Maison de la Sagesse, Dâr al-Hikma, ou Dâr al-‘ilm, dans laquelle sera favorisée l'étude des sciences hellénistiques. Juristes, médecins, astronomes, mathématiciens fréquentent son importante bibliothèque.


Dinar Or, Fatimides, 1095

La seule exception à la politique de tolérance religieuse des Fâtimides fut sous le règne d'al-Hâkim. Ce dernier est très mal dépeint dans les sources sunnites (Ibn al-Athîr, Ibn Khallikân, Ibn al-Sayrafî...) souvent comme un dictateur et un tyran ce qui rend l'étude de son règne très difficile. P.K. Hitti dans The Origins of Druze People and Religions, prend une attitude critique vis-à-vis de ces sources qu'il trouve trop négatives pour être entièrement vraies.

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