Banou Ifren

Les Banou Ifren ou Ifren ou Ifrenides de la branche de Madghis (Medghassen) et des Botr[1]. Ils appartiennent à la grande branche des Zénètes[2]. D'après quelques chercheurs, le mot Afrique découle du nom de la tribu des Ifren.

Au Maghreb, les Ifrenides feront des soulèvements contre des étrangères (Francs, Byzantin, Vandale). Ils s'engagent au côté de la Kahina, au VIIe siècle, contre les Omeyades. Au VIIIe siècle, ils se mobiliseront autour du dogme sufrites pour se révolter contre les pouvoirs (Omeyades et Abbassides), ensuite ils réalisent une dynastie au Xe siècle [3] en affrontant les Fatimides, les Zirides, les Omeyades, etc. Les Banou Ifren seront vaincus par les Almoravides et les Hilaliens vers la fin du XIe siècle.

En Andalousie, les Banou Ifren réussiront à conquérir et à édifier la ville de Ronda au XIe siècle et ils ont gouverné à Cordoue pendant plusieurs siècles.

Origine et territoire

Ifren était un roi Amazigh (une divinité). Tous les rois Amazighs Gétules ou de la [[Numidie]]]] finissent par "n" comme Medracen à Batna dans les Aurès en Algérie. Les Banou Ifren (en Tamazight : At Yefren) sont Zénète (Gétules)[22][4] . Ibn Khaldoun fait remonter leur origine à Madghis [5] (Medghassen). Ifri a eu un enfant du nom Isliten. Ce dernier a eu plusieurs enfant dont Ifren et Maghraoua, etc. Ifren a pour frère Maghra Maghraoua et Irnyan , tous descendent d'Izliten. Les Banou Ifrens sont une tribu nomade et sédentaire Amazigh.

On les retrouve dans les villes, les plaines et les montagnes au Moyen-Âge. La tribu Ifren ou Ifrenide ou Iforen [6] ou Ifouras ou (Ifuraces [7], [8] [9], [10] [11] [12] ou Afer en latin ) ou Fren ou Wafren ou Yefren ou Yafren ou Yafran descend d'Ifri (le ben a été ajouté par les écrivains arabes, on dira plus tard Ben Ifren ou Ifrenide ou Ifren : veut dire en langue Amazigh Zénète caverne, il est élu et choisi, se cacher ici et le mois d'août ,selon le calendrier Amazigh tripolitain (Julien)[13]). Les Ifrens étaient concentrés dans la région des Aurès méridionale [14] et dans la Hodna et dans le Zab.[15] Au nord du Maghreb, les Ifrens (Hodna, Mzab, Aurès), les Merendjisa [16], les Beni Wargu (Hodna), les Beni Wassin (Les Aurès)[17] [23], les Beni Yala (Ouest et centre de l'Algérie), etc., tous font parties des Beni Ifrens .[18] La majorité des chaouis des Aurès sont issus des Banou Ifren [14] dont les Wassins.[19] [20]

Au sud, plusieurs tribus Touaregs font parties des Banou Ifrens. La grande tribu Azguez est formée par les Banou Ifrens. De Plus, les Banou Ifren du Hoggar sont divisés en trois souches : les n'Oukiren , les n'Irdad(oiseaux), les n'Ettedel(tambours).[21]

Mythologie Amazigh et étymologie

As d'Hadrien (136), représentant sur l'avers Africa, portant une dépouille d'éléphant, tenant un scorpion et une corne d'abondance, un modius de blé à ses pieds. As d'Hadrien (136), représentant sur l'avers Africa, portant une dépouille d'éléphant, tenant un scorpion et une corne d'abondance, un modius de blé à ses pieds. Afrique ou Africa provient de Ifren [22] ,Ifri est une divinité Amazigh[23] [24] [23] [25], le pluriel est Ifren[24] [26]. La traduction ou l'emprunt latin nous donne Africa ( Afrique )qui a été une déesse Amazigh avant la conquête des Romains. Dea Africa signifie déesse Africa et représente un symbole à l'époque romaine. Et aussi Ifri désigne les populations locales des Afers. Ifru symbolise les rites dans les cavernes pour protéger les commerçants.La grotte non loin de Constantine à Guechguech et la pièce de monnaie romaine indiquent le mythe de la protection. [25] [27] Ifru était une déesse solaire et en même titre un dieu des cavernes et protecteur du foyer, etc.[26] [28].Ifru est une sorte de Vesta Amazigh.

Histoire

  • Dans le Maghreb

Les Banou Ifren ont joué un rôle en Afrique du Nord dans l'antiquité, ils appartenaient aux Zénètes (Gétules). Ces derniers fondent la [[Numidie]]]]. Ils avaient le contrôle de l'or Ophir depuis le temps des Phéniciens aux Romains [27].

Le nom du continent africain, anciennement Ifriqiya(la Tunisie actuellement, plus les régions de l'est de l'Algérie), dérive du mot Ifri( caverne , grotte) et Ifren( une caverne en langue Amazigh) que les Romains lui ont donnait . Par la suite , Afrique sera le nom de tout le continent africain. [28],[29],[30],[31],[32].

À l'époque romaine les Banou Ifren sont divisées en deux parties : les Afris( les gens romanisés) et les maures(les gens qui ne sont pas romanisés)[33]. C'était une tribu amazighe guerrière, des experts en cavalerie ( razzia et fantasia) surtout qu'ils possédaient le Barbe (cheval), le cheval maghrébin. Avant l'arrivée de l'armée musulmane, les Ifrenides ou Ait Ifren expulsèrent les Francs et les Byzantin qui voulaient occuper l'Afrique du Nord.[19]

Les Banou Ifren ont combattu contre les Vandales à leur arrivée aux régions de l'intérieur de l'Algérie , ce qui a limité la conquête des vandales juste au nord de l'Algérie. les Ifrenides au coté des Zénètes ont pu vaincre et chasser les Vandales.[34]

Et, selon Corripus dans la Johannide, à l'époque de Jean Troglita sous le règne de Justinien entre 547 et 550, Les Beni Ifren faisaient la guerre aux Byzantins.[35].D'après plusieurs historiens, dont Ibn Khaldoun, les Banou Ifrens avaient un royaume qui s'entendrait de la Tunisie en passant par les Aurès jusqu'à Tlemcen et Oujda vers le VIIe siècle. Ils ont laissé des vestiges.[36]

Pendant le début de la conquête musulmane, les Banou Ifren ont joué un rôle important. [37] Ils ont organisé plusieurs révoltes. Avant et après la mort de Koceila, Les Banou Ifrens furent les premiers à défendre leur territoire aux côtés de la Kahina [38] , de son vrai nom Dihia, descendant également de la tribu Zénète dans les montagnes des Aurès. Les musulmans arabes ont été expulsés de la région. [39]

Vers le milieu du VIIIe siècle, Les Banou Ifren adhère au dogme Sufrite. Abou Qurra des Banou Ifren rassemble tout les kharidjites contre le pouvoir Omeyades et Abbassides. Il revient victorieux chez lui et fond la capitale Agadir (actuellement Tlemcen).

À l'époque des Idrissides, les Banou Ifren acceptent le traité de paix et de soumission à Idrisser. [40]. Au Xe siècle, les Banou Ifrens et les Maghraouas étaient opposés à tous les gouvernants Omeyyades, Fatimides et Abbassides [41]. Les Banou Ifrens régnaient sur l'ouest de l'Algérie. Et après la conquête des Fatimides, les Banou Ifrens occuperont presque la totalité du Maroc actuel aux cotés des Maghraouas jusqu'à l'arrivée des Hilaliens et des Almoravides[42], [42] .

La tribu des Banou Ifrens sera la première dynastie [43] [29] musulmane Amazigh au côté des Maghraouas, de 740 à 1033, à affaiblir les Omeyyades et les Fatimides à la fois. [44]. Il s'en suit une période de désordre où il y avait un éclatement des tribus Zénètes au Maghreb el Aksa entre Maghraouas et Ifrenides.

La lutte entre Les Banou Ifren et Bologhine ibn Ziri va être primordiale dans le Maghreb. Bologhine ibn Ziri pour contenir tous les Banou Ifren et les Zénètes, il interdira l'élevage des chevaux[45]. Cela entrainera la défaite des Amazighs après, contre les Hilaliens. Le légendaire Ifuraces, habillé tout en noir sur son cheval pendant la nuit et le jour en gardant toutes les plaines et les abords des montagnes, est privé dans son âme dans les régions Est de l'Algérie.

Au XIe, Les Banou Ifren de l'Ouest du Maghreb restent maitre des régions et des villes qui ont conquises(Salé et Kasba Tadla). Le contrôle de Fès sera le théâtre de bataille entre les Banou Ifren et les Maghraoua. Chaqu'un d'eux siègera sur la ville. Les Banou Ifren s'attaqueront aux Berghouata et prennent leur ville principale.

Ensuite, les Banou Ifrens et tous les Amazighs (Zénète et Hammadides) seront vaincus par les Hilaliens vers 1058.[46], malgré la ténacité du commandant des troupes Amazighs Abou Soda, le dernier héros de la bataille historique entre les Hilaliens et les Amazighs. [46]

Par la suite, les Almoravides formés de Sanhadjas et de Lemtonas (quelques tribus des Sanhadjas étaient apparentées aux Banou Ifren, et la plus redoutable de tous les Amazighs)[47] attaqueront les Beni Ifrens et les Maghraouas du Maghreb occidental et central pour prendre le pouvoir au Maghreb. Il y aura des milliers de morts du côté des Ifrenides du Maghreb el Aksa et du centre, de 1057 à 1080. [44] Les Oussin et les Ifrens des Aurès échapperont aux massacres des Almoravides. En somme, la dynastie des Banou Ifrens s'achève par la montée des Almoravides du Sud. Les Almoravides prendront le pouvoir par la suite au Maghreb durant plus d'un siècle. [48] À l'époque des Almohades, les Banou Ifren reprennent leur autorité au côté des Zénètes dans la région de Tlemcen. Au temps des Dynasties Mérinides et Abdelwadides, les Banou Ifrens étaient sans pouvoir.

Au temps des Hafsides, vers 1437, les Banou Ifrens chasseront les Mérinides du Maghreb central et établiront leur pouvoir à Tlemcen.[49]

En Andalousie

En Andalousie, à cause de la brutalité des Amazighs, les Banou Ifrens tenaient un rôle important sécuritaire des deux plus importantes villes d’Andalousie, Cordoue et Séville à l’époque du républicain Ibn Jawhar vers 1021, et de Ronda [50]. Les Banou Ifren prennent Ronda et se déclarent indépendant. Les Banou Ifren vont gouverner la région de Cordoue pendant plusieurs siècles [51].

Hakem ou seigneur en Andalousie

  • Les Qurra des Banou Ifren seront des seigneurs de Ronda (Ville d'Espagne) en Andalousie.
  • Yeddas, il sera un chef militaire des troupes Amazighs qui étaient en guerre contre le roi chrétien et d'El Mehdi.[52] [30]
  • Version 1

Le fils de Corra, Abou Nour sera seigneur de Ronda et de Séville en Andalousie de 1023 à 1039 et de 1039 à 1054. Le fils de Nour Badis ben Hallal de 1054 à 1057 à Ronda. Abou Nacer de 1057 à 1065 à Ronda.[53]

  • Version 2

D'après Ibn Khaldoun, Abou Yeddas est allé en Espagne avec ses frères, Abou Corra, Abou Zeid et Attaf [54] Abou Nour prend de force Ronda vers 1014 des mains des Omeyades. Il déclare la province indépendante et appartenait à la famille des Banou Ifren. Abou Nour construira plusieurs édifices importants et renforcera les murailles de défences de la ville. C'est à partir de cet instant que la ville de Ronda prendra sa configuration urbaine jusqu'à aujoud'hui. [55]. Vers 1058, Abou Nour est invité chez son rival Ibn Abbad seigneur de Séville. Ibn Abbad tentera de piéger Abou Nour en lui présentant une lettre d'une concubine de soi disant de son fils. Abou Nour décide de tuer son fils.

À la fin, Abou Nour découvre la vérité, il mourra de chagrin.[54] Vers 1065, Abou Nacer prend le pouvoir par la suite, étant le deuxième fils d'Abou Nour. Il sera tué par traitrise par un membre de sa garde rapprocher, qui était au service d'Ibn Abbad [54].

Histoire et personnages

  • Abd el-Kader prétendait descendre des Banou Ifren
  • Massinissa descend de cette tribu des Afers, son nom en romain était Memmius Afer [56]
  • Abou Qurra

Agadir (Tlemcen) fut fondé par le roi de Tlemcen, Abou Qurra [57] et en même temps calife de la tribu des Banou Ifren en 790.

Tlemcen devient la capitale des Amazigh sufrites des Banou Ifren . La ville fut construite sur les ruines de Pomaria. Abou Qurra invite Idriss I à séjourner à Agadir (Tlemcen). IdrissIer construisit une grande mosquée. [58] [59]

Abou Qurra el Ifrenide, en 765, est le premier fondateur du royaume Kharidjiste Sufrite[60] en Afrique du Nord. Il avait 350 000 cavaliers sous son commandement. Cela lui a permis de prendre le pouvoir aux musulmans arabes. Le calife Kharidjiste Qurra, entre les années (767, 776), a pu rassembler tous les Amazighs. Qurra a assiégé la ville de Kairouan, là le chef arabe de l'Ifriqiya (Tunisie) mourut. À la fin, Qurra quitte le commandement puisque Yazid- Ibn- Haten brise la coalition Amazigh. L'expédition que Qurra a entreprise a fait la plus grande perte subie à ce jour des fils d'Ifren. Il en résulte que Abou Qurra connaissait bien les fondements de la religion, cela lui a permis de s'opposer aux chefs des Omeyyades et Abbassides. Par la suite, Les Banou Ifren vont abandonner le Kharidjisme graduellement après Abou Yezid. Le Kharidjisme se transformera en Ibadisme avec l'arrivée de Ibn Rustom, le Persan.

[61]

Le chef Abou Yezid, issu de la tribu des Banou Ifren de la Tunisie, natitf de la ville de Tozeur [62], il soulève les tribus issues des Ifrenides, les fils d'Ouargou et les Merendjisa et tous les Chaouis des Aurès. [61] Abu Yezid, dit l'homme à l'âne, aux côtés du chef de la secte Nekkarite Abd-el Hamid- el- Ama , dit l'aveugle, feront la guerre aux Fatimides. Eugène Guernier dit au sujet d'abu Yezid « La doctrine de ce Amazigh farouche et énergique tenait en ces mots : chasser l'étranger, gouverner le pays par des assemblées choisies. C'est toujours l'esprit démocratique et nationaliste qui réapparaît sous le prétexte d'une guerre de religion »[63].

Abu Yezid sera mis en prison par les Fatimides puis avec l'aide de ses fils, il s'échappera de la prison. Il rassemblera plusieurs tribus dans l'Aurès chaouis qui combattront à ses côtés.[61]

En 942, Abu Yezid fera la guerre aux Kutama et aux Sanhadja alliées aux Fatimides de Tunis. Par la suite, Abu Yezid occupera Tebessa et prendra toute la Tunisie avec 100 000 hommes. Les Fatimides subiront une grande perte. Al-Mansur, chef des Fatimides, sera tué et les Fatimides finiront par fuir les combats. [61]

Cette guerre a fait des désastres humains sur le sol tunisien et l'Est de l'Algérie. Abu Yezid sera contesté par les autres chefs de tribu et par la population par ses agissements tyranniques. Abu Yezid mourra supplicié en juillet 947à Kairouan. En tout et pour tout, la guerre entre les Kharidjites Amazighs et les Fatimides a duré cinq années. [61]

Les Fatimides aux côtés des Maghraouas feront la guerre aux chefs Ifrenides par la suite. [61]

  • Abd-Allah-Ibn-Bekkar deviendra chef Ifrenide puis son fils Yala Ibn Mohamed fondera Ifgan ou Frenda.[61]
  • Yala Ibn Mohamed

Les Fatimides refouleront les Bni Ifren vers l'ouest de l'Algérie. Une lutte sans merci est entreprise contre les Ifrenides à cette époque. [61] En 954, Yala Ibn Mohamed[64] prendra Oran, il fera évacuer les habitants de la ville pour détruire complètement la ville d'Oran en l'incendiant [65] . Yala prendra aussi Tiaret, il établira sa puissance au Maghreb à la fin. Yala célébrera une prière publique depuis Tiaret à Tanger.

Yala Ibn Mohamed fera par la suite une alliance avec les Fatimides.[66] Un membre des Fatimides Jawhar al-Siqilli ou le Sicilien assassinera Yala Ibn Mohamed à Frenda en 958 en fin de règne. Jawhar al-Siqilli détruira le royaume des Ifrenides, Ifghan. [61]

  • Yeddou fils de Yala Ibn Mohamed succédera à son père, il conquerra Challa et Fès. Yeddou enlèvera Fès à Ziri-Ibn- Atia de la tribu Maghraoua par deux fois. [61]

Yeddou voulait renverser les Omeyyades. Mais Ziri-Ibn- Atia de la tribu Maghraoua tuera environ 3 000 hommes de Yeddou. [61] En 993, Yeddou mourut dans le désert.

  • Habbous [67], le frère de Yala Ibn Mohamed, prendra la Kasba Tadla et fera la paix en 1015 avec Kairouan.
  • Temim Ibn Ziri

En 1029, Temim Ibn Ziri, petit fils de Yala Ibn Mohamed succèdera au commandement de la tribu Ifren, il prendra Temsna aux Berghwata. La première défaite des Berghwatas dans l'histoire. La région des Berghwatas est conquise par les Ifrenides. Temim Ibn Ziri construit la mosquée Al Adhem à Salé.[68] En 1033, la guerre éclate entre les chefs de tribu Ifrenide et Maghraoua.[61]

  • Abou -l- Kemal

Par la suite, Hammama fils de Attia de la tribu Maghraoua fera la guerre au chef de la tribu Banou Ifren l'émir Abou -l- Kemal. Celui là marquera la décadence de la tribu. Il déclenchera la Guerre sainte dans la région ouest du Maghreb. Il s'attaque aux Juifs et aux Berghwatas. Il fera plus de 6 000 morts parmi les juifs de Fès[69]. Abou -l- Kemal prendra Fès, mais Hammama de la tribu des Maghraouas sauvera le reste de la population en appelant toutes les tribus Zénétiennes et les Maghraouas pour arrêter Abou -l-Kemal. Ce dernier se réfugiera à Chala et mourut en 1054, après que Hammama de la tribu des Maghraouas assiège la ville pendant des jours. Abou -l- Kemal marquera la décadence de la tribu et il sera rejeté par les Zénètes.

  • Youcef

Après la mort Abou -l- Kemal, Youcef devient le chef des Banou Ifren, mais après une année, il meurt.

  • Hammad prend la tête de la tribu et meurt vers 1066.
  • Mohamed

Enfin, la dynastie des Banou Ifren s'achève par Mohamed, fils de Abou -l- Kemal, qui combatera les Almoravides. Mohamed mourra au combat et à Chala. La capitale des Banou Ifren, devient une ville Almoravide.[70]

Les Almoravides extermineront presque la totalité des Zénètes et des Barghwata, dans la région de l'ouest du Maghreb. [61]

  • Abou Soda

Le denier calife, Abou Soda de la tribu Banou Ifren, a combattu les Hilaliens. Il sera le dernier chef de tous les Amazighs à mener la guerre contre l'invasion des Hilaliens. Lors de la dernière bataille des Amazighs (Zénètes et Hammadides) contre les Hilaliens, Abou Soda sera décapité. Dès lors, les Sanhadjas et les Zénètes devaient livrer tout le pays aux Hilaliens.[71]

  • Mohamed el saghir el Ifrini ou Wafrani, grand savant et historien du XVIIe siècle entre 1669 à 1744. Il a écrit plusieurs ouvrages, dont Nozhet-elhâdi traduit par O. Houdas. [72]
  • L'émir Abd El-Kader un symbole algérien du XIXe siècle. Il prétendait être de la tribu des Banou Ifrens[73],[74]

Chefs des Ifrens

  • Abou Qurra Souvrain de Tlemcen de 736 à 790.
  • Abu Yezid né en 873, mort 947
  • Abd-Allah-Ibn-Bekkar
  • Yala Ibn Mohamed de 950 à 958
  • Yeddou de 958 à 993
  • Habbous de 993 à 1029
  • Temim Ibn Ziri de 1029 à 1035
  • Abou -l- Kemal de 1036 à 1054
  • Youcef de 1055 à 1056
  • Hammad de 1056 à 1066
  • Mohamed de 1066 à l'arrivée des Almoravides à Chala.

Langue Amazigh des Banou Ifren

Dans les Aurès, les Chaouis qui sont issu des Ifrens et des Maghraouas parlent le Ifren tamazight, langage chaoui [76]. Il ne reste que les peuplades des Banou Ifren de Libye qui ont pu préserver leur langage Amazigh Zénète. Les autres peuplades des Banou Ifren parlent le Zénète, Dahra,Mozabites issu des Maghraouas, Ouarsenis, Ouargla, Aïn Témouchent, etc. Les Banou Ifren de la Kabylie à Béjaia dans la vallée de la Sommam parlent le Kabyle et à Jijel, parmi ces tribus: Ait Yala, Ait Kheir, Wassin, Ouled Affer, etc.

Les Banou Ifren de N'gaous, de Mostaganem, de Tlemcen, etc., parlent l'arabe depuis l'avènement du l'Islam au Maghreb. Les Banou Ifren du Tassili ( les Touaregs Azguez) garde le Amazigh primitif.[77] La majorité des Tunisiens issue des Ifren parle en arabe. Certains généalogistes rattachent Ferdjioua aux Banou Ifren, les Ferdjouas parlent arabe.[78]

Le prophète Salih

Ibn Khaldoun rapporte dans son livre " Muqaddima" que le prophète Moussa Ibn Salih était soit des Banou Ifren soit des Ghomert [79].

La sainte des Amazighs et l'enfant prodige des Amazighs

La soeur de Yala Ibn Mohamed a eu un enfant sans jamais connaître d'homme. Elle donnera naissance à un enfant. Cet enfant portera le nom de Kelman. Kelman avait beaucoup de bravoure et de courage, il possédait des dons et des pouvoirs surnaturels. Les Banou Ifren et les Amazighs le nommé " le fils du lion " [44]

Apport culturel et écriture de l'histoire des Amazighs et de l'Afrique noire

Le fils d' Abu Yezid s'est refugié en Andalousie. Son témoignage sera très important pour l'écriture de l'histoire des Amazighs et de l'Afrique [80]. « En histoire: le grand historien andalou Al Warraq recueillera directement auprès du fils d’ Abu Yazid, réfugié en Andalousie après la défaite et la mort de son père, les données sur les généalogies Amazighs et sur l’Afrique noire qui seront reproduites ultérieurement par Al-Bakri, puis par Ibn Khaldun »[81].

Archéologie

  • Pendant l'antiquité , les B Ifren ont construit la cité Tilimeyen dans la région du Saf Saf à Skikda en Algérie[82].
  • Au Moyen Âge, les B Ifren ont fondé plusieurs villes au Maghreb central après les Romains : Frenda, Tlemcen(Agadir), Salé, Kasba Tadla, Ouargla, N'gaous, Touggourt, Ifren, etc.[19], [83] , [84], [85] , [86] , [87] , [88] , [89], [90], [91], [92]
  • Les Banou Ifren ont érigé la Kalaa de Tlemcen [93] [94] . Tlemcen était la capitale Sufrite des Banou Ifren. [95]
  • Les Banou Ifren ont construit la plus ancienne mosquée de Ouargla [96] [97]
  • Temim Ibn Ziri construit la mosquée Al Adhem Salé.[98]. La ville de Salé fut la capitale des Banou Ifren.
  • Les Banou Ifren ont construit la mosqué de Tlemcen édifiée par Idris Ier [99]. Tlemcen fut la capitale Sufrite des Banou Ifren.
  • Le minaret de la mosquée (Kairaouani) de la ville de Fès. Cette ville était la capitale des Banou Ifren.
  • Tiaret fut capitale des Banou Ifren.[100]
  • La ville de Ronda fut constuite et édifier par les Banou Ifren.

Références

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  • 59. ? In un mondo che assiste passivo alla globalizzazione di "usi", "tendenze" e "prodotti" imposti da poche lobbies e da poche

grandi Potenze; in un mondo in cui parossisticamente, allo sviluppo della tecnologia multimediale finalizzata all'incremento

  • 60. ? [17]
  • 61. ? a? b? c? d? e? f? g? h? i? j? k? l? m? Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionales, traduit par William Mac- Guckin De Slane, Édition Berti , Alger 2003
  • 62. ? [18]
  • 63. ? Voir La Berbérie et L'Islam et la France par Eugène Guernier, tome 1, édition de l'union française, 1950
  • 64. ? [19]
  • 65. ? Oran la joyeusemémoires franco-andalouses d'une ville d'Algérie De Alfred Salinas
  • 66. ? [20] Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus ... De Ernest Mercier]
  • 67. ? Afrique et Banou Ifren
  • 68. ? ????? ??????? ? ?????? ????????? (ar)
  • 69. ? Histoire des souverains du Maghreb, Roudh el Kartas, d'Ibn Abi Zar, traduit par A. Beaumier
  • 70. ? histoire des berberes et des dynasties musulmanes de l'afrque , le baron de slane [21]
  • 71. ? Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique Septentrionale De Ibn Khaldun, William MacGuckin p37 à p47
  • 72. ? E. J. Brill's First Encyclopaedia of Islam, 1913-1936 De M. Th. Houtsma, E. van Donzel
  • 73. ? L’univers ou histoire et description de tous les peuples, Auteur P. Rozet page193
  • 74. ? Encyclopédie moderne [by E.M.P.M.A.Courtin. [With] Atlas. Compl., publ ...] de Eustache-Marie Courtin
  • 75. ? http://books.google.fr/books?id=H3RBAAAAIAAJ&pg=PR115&dq=ibn+khaldoun#PPR10,M1 Tabeau fait par Ibn Khaldoun et traduit par Slane indiquant la dynastie des Banou Ifren par Ibn Khaldoun
  • 76. ? Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique, historique, Société archéologique
  • 77. ? Mémoires de la Société de geographie de Genève De Société de géographie de Genève
  • 78. ? foughaliblog
  • 79. ? page 682, Le Livre des Exemples, Muqaddima, partie 3,traduit par Abdesselem Cheddadi. ÉDITION Gallimard, ISBN 2070114252.
  • 80. ? Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères
  • 81. ? Document UNESCO, les routes d'Al andalus, Division des Projets Interculturels
  • 82. ? Histoire des monuments , Victor Piquet
  • 83. ? Histoire sur les habitants de Ourgla
  • 84. ? Histoire de la ville Salé
  • 85. ? Djelfa et Tlemcen
  • 86. ? Kenitra
  • 87. ? Histoire de touggourt
  • 88. ? Ville de Mahdia et son histoire
  • 89. ? Histoire de la ville de Tlemcen
  • 90. ? les Zénètes et Adrar
  • 91. ? Agadir
  • 92. ? Monument de la médine de Salé
  • 93. ? Du nouveau sur la Chanson de Rolandla genèse historique, le cadre ... De Prosper Boissonnade
  • 94. ? http://books.google.fr/books?id=diQgAAAAIAAJ&q=mosqu%C3%A9e++ifren&dq=mosqu%C3%A9e++ifren&pgis=1
  • 95. ? Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères
  • 96. ? Chronique d'Abou Zakaria De Abou Zakariya, Ya?yá ibn Abi Bakr Abu Zakariya? al-Warjalani, Yahyá ibn Abi Bakr al-Warjalani, Emile Masqueray
  • 97. ? http://books.google.fr/books?id=VUZCAAAAIAAJ&pg=PA261&dq=mosqu%C3%A9e++ifren&lr=
  • 98. ? ????? ??????? ? ?????? ????????? (ar)
  • 99. ? Ibn Khaldoun , Histoire des Berbères
  • 100. ? Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères

Bibliographie

  • Voir Ibn Khaldoun Les prolégomènes El Mokadima
  • Voir Ibn Khaldoun 1332-1406 L'histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique Septentrionale vol 1,2,3,4 Casanova,Baron de Slane (le tome 3 *(ISBN 2705336389) . Ibn Khaldoun consacre plusieurs chapitres sur les Banou Ifren 'la première race des zénètes', page 197 à 226).
  • Voir Le passé de l'Afrique du Nord. Écrit par E.F. Gautier. Édition Payot, Paris 1952.
  • L'histoire de la Berbérie Tome I, Enest Mercier.
  • Histoire des souverains du Maghreb, Roudh el Kartas, d'Ibn Abi Zar, traduit par A. Beaumier.

Voir aussi