Bakenranef

Manéthon l’appelle Bakenranef (Bocchoris, Bochchoris) et lui compte six ans de règne de -716 à -712, roi de Saïs de la XXIVe dynastie, plus connu sous son nom grec (erroné) de Bocchoris. Nom de roi Ouahkarê {Le ka de Rê est endurant}. Il est le fils de Tefnakht et poursuit son œuvre politique. Il hérite du contrôle absolu sur tout le Nord du pays et s’impose comme le pharaon à Saïs. Il est reconnu aussi par Memphis, Tanis et Héracléopolis. Shabaka, futur roi de la XXVe dynastie Nubienne et fils de Piânkhy, capture Bakenranef et le brûle vif.

Histoire


Il est difficile de dissocier les faits historiques des légendes qui accompagnent ce roi légendaire. De fait, Bakenranef règne jusqu'à ce qu'il soit battu par le roi de Napata Shabaka (Shabako), pharaon de la XXVe dynastie qui refait à son profit l’unité du pays. Bakenranef disparaît alors. Il pourrait être l'ancêtre de la XXVIe dynastie saïte.

Personnage légendaire repris par plusieurs auteurs grecs, il serait à la fois juge (un parallèle égyptien à Salomon), législateur et combattant : il aurait été vaincu puis brûlé vif par Sabacos (Shabaka), pharaon nubien. En fait, il est probable que le nom Bocchoris soit le résultat d'une confusion par les Grecs entre les noms égyptiens Bakenranef et, surtout, Menkaourê, le pharaon Mykérinos de la IVe dynastie, probablement déformé en "Benkaouré", les M et les B étant très ambivalents dans l'évolution linguistique. À l'inverse, la forme grecque Mykérinos ne correspond pas non plus à l'égyptien Menkaourê, mais plutôt au nom Bakenranef : par un télescopage entre deux pharaons séparés de 1600 ans, les Égyptiens puis les Grecs ont créé le personnage légendaire Bocchoris.

Une autre légende se rapporte à ce roi, où il est présenté comme un médiateur et un homme bienfaisant envers les pauvres. C'est à son époque qu'un agneau aurait prophétisé le malheur des invasions étrangères.