Akakus

Le petit massif de l’Akakus, en Libye, à faible distance du Tassili —moins de 100 km— est, comme le Tassili, constitué de pointements de grès d’âge primaire très déchiquetés par l’érosion éolienne, et de larges vallées ensablées. Il s’agit néanmoins d’une unité orogénique distincte, nettement délimitée à l’ouest elle s’y termine en effet par une falaise abrupte, dominant la vallée du Tanezrouft, que suit la piste de Serdeles à Ghat. Les accès ne sont possibles que par l’est, où les vallées débouchent dans les sables de l’edeyen de Murzuk, et par le sud, où le prolongement de l’Akakus en territoire algérien est entaillé par de profondes vallées (celle de l’I-n-Djaren, principalement).

L’Akakus est notamment connu pour ses figurations rupestres. L’étude fondamentale pour ces figurations est celle de Mon, parue en 1965, qui n’a malheureusement guère été renouvelée ou complétée depuis. Mon avait aussi relevé quelques profils stratigraphiques au pied des parois ornées, notamment celui de Uan Muhuggiag. Des fouilles modernes ont été ultérieurement entreprises, sous la direction de Mme Barich (étude de plusieurs gisements autour de la source de Ti-n-Torha, située dans le bassin du fleuve Auis, et réexamen de la stratigraphie de Uan Muhuggiag). Elles ont livré, datées par une série cohérente de dates C 14, des industries et une céramique très anciennes, ainsi qu’une faune importante, étudiée par Gautier (Barich, 1974; Gautier, 1982).