Ahardin

Désigne chez les Touaregs méridionaux un arc musical composé d’une branche courbée maintenue à l’aide d’une corde torsadée de cuir cru ou d’écorce d’acacia. Servant de caisse de résonance, une calebasse, renversée, est placée sur la partie incurvée de l’arc posée à terre. Pour maintenir l’ensemble, la joueuse appuie son genou sur le récipient. Avec les doigts de la main gauche, comme pour l’enzad (imzad), elle définit la mélodie, tandis qu’avec le pouce et l’index de la main droite, elle pince d’un geste régulier la corde pour la faire vibrer. Actuellement, l’ahardin, instrument dont la fabrication s’improvise aisément, est considéré surtout comme un jeu de fillettes.

Tahardant, féminin de ahardin, est également l’appellation d’un instrument à cordes pincées, sorte de guitare jouée dans toute la région de la boucle du fleuve Niger, par les « artisans de cour » chez les Touaregs et par les griots chez les Songhay.

H. CLAUDOT-HAWAD

Source Initiales:Encyclopédie Berbère, Livre III