Ahaggar

AHAGGAR

Le Pays


L’Ahaggar (ou Hoggar en arabe) est le nom historique du pays contrôlé jadis par la Confédération des Touaregs Kel Ahaggar. Ce territoire correspond à une énorme «boutonnière » de socle précambrien, parsemée de quelques massifs volcaniques tertiaires et quaternaires, et délimitée au nord, à l’est et au sud par les falaises, imposantes ou dégradées, des reliefs de côtes des grès primaires de l’« enceinte tassilienne». Au-delà, les plateaux des Tassilis appartiennent à une famille de paysages de grands plateaux qui s’abaissent progressivement vers les bassins sédimentaires et les ergs du nord ou du sud du Sahara. Leurs formes tabulaires s’opposent aux immenses plaines sableuses et aux regs caillouteux parsemés d’îlots rocheux (ou inselbergs) de toutes tailles depuis des pitons isolés et de petites coupoles granitiques jusqu’à de longues chaînes escarpées de plusieurs dizaines de kilomètres de long, qui sont les paysages caractéristiques de l’Ahaggar. Au centre géométrique de cette boutonnière, presque aussi étendue que la superficie de la France (600 km du nord au sud et 800 d’ouest en est), le massif de l’Atakor est une vaste coupole de roches volcaniques et cristallophylliennes (3 200 km2 à plus de 1 500 mètres d’altitude), qui regroupe les plus hauts sommets du Sahara central (2 918 m au Tahat) et le centre de dispersion des eaux de tous les grands organismes hydrologiques, aujourd’hui très dégradés, qui descendent vers les plaines périphériques : rivière Igharghar nord et sud, rivière Tamanrasset, rivière Tin Tarabine, etc. L’Ahaggar est pratiquement inhabité sauf à la périphérie de l’Atakor qui rassemble la quasi-totalité des quelques dizaines de milliers d’habitants, en particulier dans la capitale, Tamanrasset. Les déserts de plaine de l’Ahaggar offrent une grande variété de paysages mais des ressources extrêmement réduites. En effet sur l’ensemble de ce territoire, la moyenne annuelle des pluies est de 5 à 50 mm et en dehors de très rares périodes de pluies exceptionnelles, la végétation est absente sur les grandes plaines très uniformes (les «ténérésx’) de l’Amadror, du Tafassasset ou du Tanezrouft occidental. Les reliefs des inselbergs ont rarement un volume montagneux suffisant et ne donnent naissance qu’à des ruissellements diffus très limités ou des crues dérisoires. Les seuls reliefs importants sont liés à des affleurements de certaines unités géologiques particulièrement résistantes à l’érosion et qui révèlent les vieilles orierfçations nord-sud du socle précambrien : longues crêtes aiguès de quartzites de l’Adrar Ahnet (au N.O.) du Tazat (au N.E.) ou de l’Alioum (au S.E.); dômes complexes des granites Taourirt dont les plus connus sont le Tesnou ou le Tan Afella qui dominent les plaines environnantes de près de 1 000 mètres; ou encore la chaîne N.-S. des gneiss profonds et amphibolites de la Tourha. Le seul relief important, en dehors de l’Atakor, est la chaîne granitique de la Téfédest qui se calque exactement sur l’affleurement d’une grande amande granitique, exhumée de ses auréoles métamorphiques. Longue de 125 km et parfois large de 35, cette chaîne s’élève à plus de 1 500 mètres d’altitude sur une superficie de 1 500 km2. Mais son étroitesse limite le cours montagnard de ses rivières à quelques kilomètres, 20 à 30 au grand maximum (rivière Mertoutek ou rivière Takouf); ils dévalent très vite les pentes granitiques comme de simples torrents avant d’aller se perdre dans les sables des plaines périphériques. Seules les grandes vallées, issues de l’Atakor, sont encore parcourues par des crues qui peuvent s’écouler sur 100 à près de 400 km en saison fraîche sur la bordure ouest de l’Atakor. Ainsi la rivière Tamanrasset se classe au 4e rang des longueurs parcourues par ses crues, après la Saoura, la Daoura et la rivière Djedi qui prennent tous leur origine en dehors du Sahara. Mais ces grandes crues se produisent de manière irrégulière, en moyenne une tous les 6 ou 7 ans... Elles ont cependant l’avantage d’alimenter des inferroflux qui permettent l’existence de points d’eau et souvent même de «forêts galeries)> d’acacias ou de tamarix jusqu’à des distances considérables de l’Atakor. Les plaines à inselbergs, parcourues par ces quelques grandes vallées s’élèvent progressivement depuis des altitudes de 500-800 mètres à la périphérie, à 1 000-1 100 mètres sur la bordure de l’Atakor. Sur la bordure nord de l’Ahaggar, au pied des Tassilis, quelques petits ergs (Admer, Tihodaïne) se sont édifiés là où les réseaux hydrographiques étaient les plus dégradés. Dans les périodes plus humides du Quaternaire, les lacs interdunaires ont été des secteurs privilégiés de rassemblement des hommes, mais à l’heure actuelle, ces ergs, trop peu arrosés et trop peu étendus, n’offrent pas de ressources en pâturages comparables à celles des ergs du Nord du Sahara. Enfin, sur le socle, de vastes affleurements de laves basaltiques s’étendent sur des superficies comparables à celles de l’Atakor (2 075 km2 de surfaces volcaniques) : Egéré Settefen (3 025 km2 au N.-O. de l’Amadror) Tahalra (1 725 km2) ou Manzaz (1 275 km2). Mais ce sont des cheires rocailleuses et très monotones où l’hydrographie est entièrement désorganisée et qui sont souvent les secteurs les plus hostiles de l’Ahaggar. Seul l’Atakor échappe à cette définition. L’Atakor est, en effet, un véritable massif montagneux dont l’histoire géologique est particulièrement complexe. Il s’agit d’un bombement volcano-tectonique qui a soulevé la partie centrale du socle précambrien jusqu’à des altitudes de 2 000-2 500 mètres. On trouve en effet jusqu’à ces altitudes, des dépôts lacustres contenant des bois silicifiés d’âge Oligocène â Miocène inférieur (environ 25 millions d’années). Cette très vieille surface, comparable à celle des plaines périphériques, a ensuite été recouverte par de très vieilles coulées de basalte vers 20-12 millions d’années. Les empilements de ces coulées successives et subhorizontales sur 200 à 300 mètres d’épaisseur, sont contemporains d’une phase de climat tropical très humide au début et devenant de plus en plus sec. Aussi peut-on encore observer, dans l’Atakor, les teintes rouges, brunes ou parfois violacées des anciens sols argileux formés aux dépens de ces coulées et qui caractérisent certains paysages du massif volcanique. En effet, ces grands volcans miocènes ont ensuite été morcelés par l’érosion due à un soulèvement récent, d’âge pliocène (6-7 millions d’années) accompagné d’un volcanisme explosif (trachytes et phonolites) qui a contribué au démantèlement des volcans antérieurs. Il en est résulté, surtout dans l’Atakor occidental, un rassemblement exceptionnel de près de 300 «extrusions » en forme d’aiguilles et de dômes plus ou moins évidés, entourés de hautes tables de vieux basaltes, eux-mêmes surmontés parfois de coulées phonolitiques épaisses de plusieurs dizaines de mètres (Tahat, Assekrem), qui sont un des paysages les plus touristiques de la planète. A la suite de ce bombement complexe qui associe le socle précambrien et un volcanisme mio-pliocène, un premier réseau hydrographique s’est installé avec la disposition rayonnante qui caractérise encore l’hydrographie actuelle. Des témoins de ces anciennes vallées subsistent, fossilisés sous des coulées basaltiques postérieures qui ont emprunté ces premières vallées et qui ont pu être datées de 2 à 1,5 millions d’années. Vers 1,5 million d’années, une bonne partie de l’entaille des réseaux actuels était déjà réalisée à la bordure nord et même dans la partie centrale de l’Atakor (Segaïka, Ilamane). Au Quaternaire, une nouvelle phase de volcanisme basaltique s’est traduite par l’édification de quelques cônes stromboliens et par des coulées de vallées qui tapissent parfois le fond des vallées actuelles. Mais l’essentiel de l’activité volcanique s’est déplacé vers les bordures, dans la Tahalra ou le Manzaz où la plupart des volcans ont un âge très récent et sont parfois subactuels. Depuis un million d’années au moins, l’Atakor a connu des alternances de climats humides et froids et de climats arides et plus chauds. Lors des périodes froides, les précipitations étaient bien plus abondantes qu’aujourd’hui, bien réparties sur l’année, avec une prédominance des pluies d’hiver. En haute montagne (2 200-3 000 mètres), l’accumulation des neiges a laissé de nombreuses traces de moraines accumulées par d’anciens névés et même, sur le flanc nord du Tahat, par une langue de glace longue de plus de 800 mètres. Les hivers froids et humides ont provoqué aussi la formation de vastes coulées de solifluction, mélange de blocailles et de limons, qui ont empâté les hauts reliefs et comblé les vallées de la montagne, considérablement élargies par ce mode d’érosion. Les témoins d’une intense fragmentation des roches volcaniques s’observent jusque vers 1 100-1 200 mètres et témoignent de l’efficacité de la gélifraction lors de ces périodes froides. Enfin, les cours d’eau rendus très efficaces par ces crues hivernales, ont charrié de grandes quantités de galets, bien visibles encore dans les terrasses des rivières ou les grands épandages en bordure de l’Atakor. Au contraire, lors des phases arides, la réduction des écoulements a entraîné le dépôt, dans toutes les vallées, de grands volumes de graviers et de sables. Ceux-ci ont été fournis surtout par les massifs de granite (Taessa, Aheleheg, In Tounine), plus sensibles que les roches volcaniques ô la désagrégation granulaire (dissociation des cristaux sous l’influence des variations d’humidité). La dernière de ces grandes périodes arides, avant l’actuelle, se situe vers l’Acheuléen moyen à supérieur et a entraîné l’accumulation de la terrasse «graveleuse », épaisse de quelques mètres à 10 ou 20 mètres, qui est encore bien visible dans toutes les vallées de la périphérie du massif. Très perméable, cette terrasse renferme la réserve aquifère principale pour toutes les activités agricoles et urbaines du massif. En contrebas, une terrasse limono-argileuse, emboîtée dans la précédente, a été édifiée par les cours d’eau à la fin de la dernière période pluviale et fraîche; elle est formée de particules fines, riches en éléments volcaniques fertiles, et fournit l’essentiel des sols agricoles des centres de culture. De cette dernière période humide et fraîche, l’Atakor a aussi hérité la grande variété de plantes qui constituent les steppes d’altitude du massif; ce « pâturage » s’étend sur l’ensemble des versants et même sur les plus hauts plateaux comme l’Assekrem (2 700 mètres). Ces buissons «mésogéens » (Armoises, Salsolacées etc.) restent très liés aux lits d’écoulement des ravins ou des vallées jusque vers 1 800 mètres, mais au-dessus de cette altitude, la végétation devient plus diffuse et s’accommode des 120-150 mm de pluies annuelles, surtout sur les pentes des coulées de solifluction et des versants volcaniques. Après de fortes pluies, l’Atakor se couvre de plantes annuelles, 1’» acheb », où domine Schouwia purpurea, dont les larges feuilles charnues et les grandes fleurs violettes ne sont pas adaptées aux dures conditions du désert. Enfin, sur ces sommets, on retrouve encore quelques arbustes d’origine méditerranéenne, comme les myrtes de Nivelle, les lauriers, quelques rares pistachiers ou les célèbres oliviers de Laperrine. Ils ont le même caractère relicte que les Cyprès du Tassili; de plus en plus isolés dans les ravins escarpés ou les fissures des granites (Taessa) où ils trouvent un abri à la fois contre le froid et la dent des troupeaux, ils sont menacés de disparition car leur reproduction n’est plus guère assurée. La montagne de l’Atakor a en effet un rôle favorable en augmentant le total des précipitations et en diminuant l’évaporation. Mais au coeur du Sahara, l’omniprésence des hautes pressions sahariennes impose un régime d’extrême aridité et une très grande irrégularité des précipitations. Il n’existe aucune saison des pluies où la végétation serait assurée de recevoir une ou plusieurs pluies successives.

Bien plus, les pluies déjà rares, se dispersent au long de l’année avec 43% de pluies en août-septembre, 24% en mai-juin et 12% en décembre-janvier à Tamanrasset (moyenne 1926-1955). Ces dernières pluies, les plus rares, tombent sur de vastes étendues et sont très utiles pour les réserves en eau des sols (moindre évaporation) et le développement des crues. Sur les principaux sommets de l’Atakor, malgré cette répartition défavorable, les pluies dépassent 150 mm et 40 jours de pluie et gouttes par an, soit l’équivalent de stations comme Aïn Sefra, Laghouat ou Gabès sur la bordure nord du Sahara, ce qui explique l’existence d’une steppe comparable à celles d’Afrique du Nord, sur une superficie de plus de 4 000 à 5 000 km2. En fait, les régions les plus favorisées se situent à la périphérie de l’Atakor vers 1 000-1 400 mètres d’altitude. Les pluies y sont plus faibles et plus sensibles à l’évaporation, mais les températures plus élevées, surtout en hiver (sauf cas d’inversion thermique), privilégient les espèces de graminées d’origine tropicale (en particulier les Aristida) et surtout les arbres comme les diverses espèces d’Acacias et les Tamaris. Si la végétation a tendance à se « contracter» le long des thalwegs, elle prend, dans toutes les vallées issues de l’Atakor, une allure de « boisements » denses (avant leur utilisation pour la construction des maisons et le chauffage des foyers), accompagnés de savane de graminées qui fournissent les pâturages des basses vallées. Avec ses bordures, l’Atakor s’étend sur près de 25 000 km2, moins du 1/16 de l’Ahaggar, mais on comprend, après cette revue des ressources naturelles potentielles, qu’il concentre, aujourd’hui, l’essentiel du peuplement. Celui-ci a pu être plus étendu lors des périodes pluviales à l’époque préhistorique et jusqu’au Néolithique. Mais lors de l’arrivée des premières populations touarègues, les conditions ne devaient pas être très différentes de celles que l’on observe aujourd’hui. Tout au plus, d’après les traditions orales, y a-t-il eu, semble-t-il, davantage de pluies d’hiver au XIXe siècle.

P. ROGNON Extrait de l'Encyclopédie Berbère, Tome III

BIBLIOGRAPHIE


  • BORDET P., Les appareils volcaniques récents de l’Ahaggar. Congrès Géol. Intern. Alger, 1952,

62 p.

  • BORDET P., Remarques sur la météorologie, l’hydrographie et la morphologie du Hoggar.

Trav. I.R.S., t. IX, 1953, p. 7-23.

  • DELIBRIAS G. et DUTIL P., Formations calcaires lacustres du Quaternaire supérieur dans le

massif central saharien (Hoggar) et datations absolues, C.R. Acad. Se., Paris, 262, D 1, 1956, p. 55-58.

  • DUBIEF J., Le climat du Sahara, t. I, 1959 et II, 1963, Alger, Pubi. I.R.S., Mém. hors série,

312 p. et 275 p.

  • GIRON M., Le massif volcanique de l’Atakor (Hoggar), étude pétrographique, structurale et volcanique, CNRS, CRZA édit, série Géol., n° 12, 1971, 158 p.
  • HUGOT H.J., Recherches préhistoriques dans l’Ahaggar nord-occidental. Mém. du CRAPE,

I, A.M.G., Paris, 1963.

  • LELUBRE M., Recherches sur la géologie de 1’Ahaggar central et occidental (Sahara central).

Buil. Serv. Carte géol. Algérie, 2e série, 1952, t. 22, 354 et 385 p.

  • LHOSTE J.M. et AULARD C., Montagnes du Hoggar. Publ. Club Alpin fr., Alger, 1963, 152 p.
  • MAIRE R., Mission scientifique au Hoggar, étude sur la flore et la végétation du Sahara central,

3 t., Alger, 1940.

  • MAITRE J.P., Contribution à la préhistoire récente de l’Ahaggar dans son contexte saharien.

Bull. I.F.A.N., t. 38, B, 4, 1977, p. 715-789.

  • OZENDA P., Flore du Sahara septentrional et central. Publ. CNRS, Paris, 1958, 486 p.
  • QUEZEL P., Contribution à l’étude de la flore et de la végétation du Hoggar. Mém. Inst. Rech.

Sah., monogr. région., n° 2, 1954, 164 p.

  • ROGNON P., L’évolution actuelle des formes de relief dans l’Atakor. Trav. I.R.S., t. XXII,

1963, p. 61.

  • ROGNON P., Le massif de l’Atakor et ses bordures (Sahara central) étude géomorphologique. C.N.R.S., Centre Rech. Zones Arides, t. 9, 1967, 560 p.
  • ROGNON P., Un massif montagneux en région tropicale aride. L’Atakor. Relations entre le milieu naturel et le peuplement. Annales de l’Université d’Abidjan, série G, t. II, 1970, fasc. 2, 220 p.
  • ROGNON P., Phénomènes périglaciaires et pluviaux quaternaires dans le massif de l’Atakor (Hoggar). Cou, sur périglaciaire d’altitude du domaine méditerranéen et ses abords, Strasbourg, 1978, P. 347-364.
  • ROGNON P., Comparison between the late Quaternary terraces around Atakor and Tibesti. Second Symposium of the Geology of Libya, III, Acad. Press.. 1980, p. 815-821.
  • ROGNON P., GOURINARD Y et BANDET Y., Un épisode de climat aride dans l’Atakor (Hoggar) vers 1,5 Ma (datation K/Ar) et sa place dans le contexte paléoclimatique du Plio-Pleistocène africain. Buli. Soc. Géol. Fr., 7, 23, 4, 1981, p. 313-318.
  • ROGNON P., GOURINARD Y., BANDET Y., KOENIGUER J.C., et DELTEIL-DESNEUX F., Précisions chronologiques sur l’évolution volcano-tectonique et géomorphologique de l’Atakor (Hoggar) : apports des données radiométriques (K/Ar) et paléobotaniques (bois fossiles). Buli. Soc. Géol. Fr., 7, 25, 1983, p. 973-980.
  • Tassiax M., Les crues d’oueds au Sahara algérien entre 1950 et 1961. Trav. Inst. Rech. Sali, XXIV, 1965, p. 7-29.
  • VAN CAMPO M., AYMONIN G., GUINET P. et ROGNON P., Contribution à l’étude du peuplement végétal quaternaire des montagnes sahariennes l’Atakor. Pollen et Spores, t. VI, 1964, p. 169-194.
  • VAN Cussro M., COHEN J., GUINET P. et ROGNON P., Flore contemporaine d’un gisement de mammifères tropicaux dans l’Atakor. Pollen et Spores, t. VII, 2, 1965, p. 361-371.
  • YACONO D., L’Ahaggar, essai sur le climat de montagne au Sahara. Trav. Inst. Rech. Sah., t. 27, 1, 1968, 157 p.
Categories: Villes et régions