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Aezari
La Marmarique, d'après Ptolémée (IV, 5, 2 et 3, p. 677), s'étend le long de la mer jusqu'aux abords de la Grande Descente (Καταβαθμός Μέγαζ), c'est-à-dire le fond du golfe de Soloum (St. Gsell, Hérodote, Alger, 1915, p. 120), en englobant le port de Petras Megas (Bardia ?). A l'intérieur des terres, Ptolémée (IV, 5, 12, p. 693) considère la région d'Ammon (abords de Siwa) comme située en Libye, c'est-à-dire à l'est de la Marmarique.
Il est tentant de rapprocher le nom des Aezari de celui du mont Azar (Ptolémée, IV, 5, 10, p. 690), qui s'étend sur une longueur d'un degré et demi au sud-ouest des montagnes de Libye. Mais la région de Djaraboub, à l'ouest de Siwa, où l'on pourrait localiser les Aezari, est plate.
Faut-il avec Vivien de Saint-Martin (Le Nord de l'Afrique dans l'Antiquité grecque et romaine, Paris, 1863, p. 463) chercher dès lors les Aezari et le mont Azar beaucoup plus à l'ouest, sur les pistes qui, d'Aoudjila, mènent au Fezzan ? On ne peut l'exclure car Ptolémée (IV, 5, 12, p. 692) a placé, de façon erronée, les Augilae (habitants d'Aoudjila) en Marmarique, avec des coordonnées qui situent leurs oasis au nord-est du mont Azar.
Article de J. Desanges paru dans l'Encyclopédie Berbère, Livre II
BIBLIOGRAPHIE
- Art. Azar, dans P.W., R.E., II, 2 (Pietschmann, 1896), col. 2641.