Abdeslam Ben Mchich Alami

Abdeslam Ben Mchich Alami fut un saint soufi, originaire de la région de Beni Aross dans le Tangérois. De la fin du XIIIe siècle jusqu'au début du XIVe siècle, le saint homme se retira à jabal La'lam où est situé actuellement son mausolée.

Au début de chaque juillet de chaque année les chorfas Alamiyine commencent à célébrer le moussem de ce saint connu pour être le sultan des Jbala, le protecteur de la vallée. Il fut aussi l'initiateur de Abou Hassan al-Chadhili au soufisme. Moulay Abdeslam ben Mchich Alami était issue d'une auguste descendance puisque c'est un Idrisside, descendant de Al Hassan.

L'assassinat d'Ibn Mashîsh


C'est pendant la décadence Almohade, qu’Ibn Abu al-Taouâjin qui était le gouverneur du sultan Yahya al-Mutasim, s'était proclamé prophète et vit en Abdeslam un ennemi et dans son activisme un sérieux obstacle à ses projets. Selon Ibn Zâkûr: « La raison qui a fait d'Ibn Abu al-Taouâjin l'ennemi du pôle est qu'il a imaginé à travers sa sorcellerie et sa fausse prophétie que celui qui le tuerait est un saint. Il pensa donc à Sidi Abdeslam car il n'y avait en son temps et en cette contrée personne qui soit qualifié de saint, comme lui, d'autant plus que la distance entre eux était courte... ». Il fut assassiné un peu au dessus de la source où il avait l'habitude de faire ses ablutions. Le Tangérois était une zone où le christianisme amazigh est resté longtemps actif. Dans cet acte d’assassinat nous retrouvons l’acte de réminiscence des enseignements chrétiens à savoir l’antéchrist. Moulay Abdeslam était perçu comme étant la personnification de l’antéchrist qu’il fallait tuer. Abu al-Taouâjin s’était sans doute vu investi par une mission de sauveur ou le retour du sauveur qui devrait tuer l’antéchrist et faire régner la paix. Abu al-Taouâjin n’est pas le seul prophète amazighe, il y en avait eu d’autres avant lui.